Le chantier de restauration des BTS GPN à la ferme de Jolie Fleur

Une ferme qui pratique l’agro-écologie

Au cours du mois d’octobre, les étudiants de BTS GPN B 2ème année, ont réalisé un chantier de restauration d’infrastructures agro-écologiques pour la ferme de Jolie-Fleur à Péret-Bel-Air (19). Il s’agit d’une ferme traditionnelle du plateau de Millevaches dont l’activité principale reste l’élevage de veaux sous la mère. D’autres animaux sont présents et utilisés dans le cadre des animations proposées par cette ferme pédagogique. La ferme comporte de nombreuses infrastructures agro-écologiques : haies naturelles, lisières forestières, arbres isolés, mares appelées localement « cerbes », levades ou canaux d’irrigation, murets… Ces espaces de nature ou bâti sont  importants pour les activités de l’exploitation dont les propriétaires Jacques et Sabine VIROLLE sont soucieux de préserver le patrimoine et la biodiversité.

En septembre 2021, nos étudiants en Gestion et Protection de la Nature ont réalisé une expertise des infrastructures. Ce diagnostic a servi à l’élaboration d’un cahier des charges validé par les propriétaires. Puis, les étudiants se sont répartis en plusieurs groupes sur les divers chantiers à réaliser, alternant tour à tour de manœuvre à chef de chantier.

Les axes de restaurations du chantier des BTS GPN

Faciliter la gestion des prairies le long des linéaires boisés

Leur présence apporte de l’ombrage et de la fraîcheur, permettant une meilleure pousse de l’herbe et plus de confort aux animaux. De plus le propriétaire valorise le bois issu de l’entretien des haies et lisières comme paillage dans la stabulation. Les travaux de restauration visaient à maintenir la qualité du linéaire boisé et son utilisation durable pour l’élevage. Les étudiants ont réalisé plusieurs actions dans ce but, ils ont élagué les branches basses le long des lisières, recépé une haie de noisetiers, planté des arbres de haut jet le long de la stabulation et restauré des haies discontinues en les enrichissant d’essences fruitières et mellifères. Un gros travail de fauche et arrachage de spirée de douglas, solidage et sumac de Virginie a été mené afin de limiter la propagation de ces espèces exotiques envahissantes.

Améliorer l’alimentation et la rétention d’eau dans les mares

Les étudiants de Neuvic étaient déjà intervenus l’an dernier pour restaurer les 5 cerbes. Elles sont aujourd’hui en meilleur état mais 4 d’entre elles présentaient encore des problèmes de rétention d’eau. Les étudiants ont tout d’abord curé les mares afin de ne laisser que la dizaine de centimètres d’épaisseur de sable et vase nécessaire à l’implantation de la végétation aquatique. Ils ont également décolmaté les arrivées d’eau et obstrué les exutoires de ces ouvrages maçonnés afin de limiter les pertes d’eau. Pour finir, ils ont restauré la fonctionnalité du réseau hydrographique en dégageant le lit du ruisseau en aval, en le reprofilant  et en aménageant un escalier pour faciliter l’accès du public et limiter l’érosion d’un talus.

Valoriser le petit patrimoine bâti de l’exploitation familiale

 La dernière action a consisté au dégagement et en la consolidation de murets, localement effondrés par le passage des bovins.